|  Les smart grids consistent à marier l'ensemble des réseaux électriques à disposition (nucléaire, photovoltaïque, éolien…), pour répartir le courant en fonction des besoins précis de chaque appareil.
Il est alors possible de fournir l'électricité la plus propre, selon un tableau de répartition : un bon moyen d'optimiser le type d'électricité consommée, et surtout de réduire sa facture !
Un bon moyen de diversifier les sources d'énergies, notamment renouvelables En unifiant tous les modes de production d'électricité, les smart grids (appelés aussi Energy Grid) permettent de mutualiser la production globale d'électricité et d'y intégrer tous les types d'énergies renouvelables disponibles. Le concept va même plus loin en y intégrant l'Internet, l'informatique et les télécommunications pour en assurer le contrôle. On pourrait ainsi imaginer que chaque foyer dispose d'un tableau de contrôle de sa consommation pour chaque appareil en temps réel. Libre de choisir l'énergie disponible la moins onéreuse pour l'usage souhaité, il serait même possible de piloter ce tableau à distance grâce à Internet ou à son téléphone mobile. Ce procédé permettrait au minimum de réduire la consommation de 5 à 10%, et ce, du simple fait de pouvoir suivre sa consommation… À cela vient bien sûr s'ajouter, une gestion intelligente de la production et consommation de courant ! Le bémol réside dans la confidentialité des données récoltées par le système, car celles-ci seraient à disposition de l'abonné, mais également du fournisseur d'électricité. Difficile de se projeter sans savoir précisément ce qui pourrait advenir de ces informations ?
La production d'électricité, l'un des principaux émetteurs de gaz à effets de serre. Les centrales électriques au charbon ou aux hydrocarbures sont les plus polluantes, mais leurs usages sont indispensables pour pallier aux pics de consommation. La mise en place des smart grids permettrait de couper les appareils non dispensables, et éviter ces pics de consommation, et réduire les émissions de CO2. Le principe est louable, mais quelque peu intrusif dans les foyers pour juger de degré des priorités individuelles ! Sans aller à l'extrême en déterminant les appareils à allumer ou à éteindre pour tous les foyers, les smart grids permettraient néanmoins de mieux synchroniser l'offre et la demande. On pourrait tout à fait consommer en priorité l'électricité photovoltaïque provenant des zones ensoleillées, ou des zones venteuses avec des parcs d'éoliennes, et basculer sur l'énergie d'origine nucléaire en cas d'insuffisance. Un moyen de consommer une énergie décentralisée. Le projet allemand "désertec" est à ce un niveau, un bel exemple d'énergie produite grâce au photovoltaïque dans le désert du Sahara, pour une consommation européenne.
Le réseau électrique confronté à la quadrature du cercle ? Pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (notamment le CO2), il est largement mis en avant l'usage de véhicule électrique ou hybride électrique. Mais leur utilisation va également engendrer des pics de consommations pour les recharger… Que faire ? Le smart grid prétend répondre à ce problème grâce, d'une part à une meilleure répartition du réseau, mais aussi en inversant le flux et utiliser les batteries branchées sur le réseau en cas de pics. Les smart grids suscitent l'intérêt des plus grandes sociétés Internet et informatiques (Google, IBM, Intel, Microsoft, Oracle, SAP, General Electric, Cisco…) qui souhaitent développer les applicatifs qui deviendront les standards de demain. Si les projections se réalisent, en 2010 près de 80% des foyers seront connectés à des réseaux de type smart grid, alors qu'aujourd'hui près de 76 millions de compteurs intelligents seraient déjà installés dans le monde. Le double est prévu pour 2013.
En France, pour remplacer les 35 millions de compteurs mécaniques d'ici à 2015, il faudrait envisager une enveloppe de 4 à 5 milliards d'euros. ERDF, la filiale réseaux d'EDF, envisage pour le moment l'installation de 300 000 compteurs intelligents à Lyon et à Tours. Reste à déterminer qui financera l'investissement pour les compteurs et le réseau ? Les particuliers, les pouvoirs publics, les fournisseurs d'électricité ou les opérateurs technologiques ?...
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