mardi 3 novembre 2009

Enterprise Ireland soutient l’essor des start-up cleantech irlandaises en France

Stéphane Parpinelli | Cleantech RepublicNov 03, 2009 15:34:33 GMT
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Dans leur ambition de conquête des marchés internationaux, les PME cleantech irlandaises peuvent s’appuyer sur un allié de poids. Pilier du « conquering spirit », Enterprise Ireland (EI) s’est installée en Hexagone voilà déjà quarante ans. L’agence de développement des entreprises irlandaises a franchi les barricades françaises en 1968. Cet organisme a pour mission de renforcer la compétitivité de l’industrie irlandaise par l’accompagnement et le soutien au développement des PME-PMI originaires du pays du trèfle. Ce qui se traduit par une aide à la croissance en Irlande, mais aussi et surtout à l’export.
« L’export est dans les gènes irlandais », lance tout de go Gary Fallon, Directeur de Enterprise Ireland France. De fait, les entreprises irlandaises étant trop à l’étroit sur leur marché intérieur, elles sont amenées très tôt à fouler d’autres terrains de jeu proches de leur culture, à savoir le Royaume-Uni et les Etats-Unis. Or, au vu de la baisse des exportations vers ces marchés historiques, une cellule, baptisée « EuroZone », a été créée pour répondre à la crise économique et pour convaincre les sociétés irlandaises du potentiel des cinq marchés européens jugés prioritaires que sont la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie et le Benelux.
Une équipe cleantech créée en 2008

En 2008, les exportations irlandaises vers la France ont progressé de 6%. Si la pharmacie, les appareillages médicaux et les technologies de l’information sont les secteurs les plus représentés en Irlande, le rapport annuel de EI, publié cet été, montre que l’agence a soutenu la création de 70 start-up à fort potentiel d’export dans des secteurs clés, comme, notamment, les biotechnologies, les télécommunications et… les cleantech. « Au sein d’Enterprise Ireland, la thématique cleantech a été créée récemment, en 2008, et bénéficie d’une équipe dédiée d’une quinzaine de personnes », indique Gary Fallon.
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Gary Fallon, Directeur de Enterprise Ireland France : "Nous cherchons à fournir le bon service, à la bonne société au bon moment."
Comme toutes les autres, les entreprises cleantech bénéficient de quatre grands pôles de soutien : financement, technologie (transfert recherche industrie, identification de clusters…), octroi de licences/brevets, support au management. L’équipe cleantech de EI se réunit environ une fois tous les six mois. Pour déterminer le choix des actions à déployer en faveur des PME, il faut d’abord identifier et bien connaître les entreprises. Le modèle centralisé de EI sera à ce titre moins efficace sans un système de CRM (Customer Relationship Management) évolué à même d’indiquer quel financement a déjà été accordé aux PME, quel est leur business plan, leurs résultats, les produits qu’elles exportent, et même le feedback des clients. Un bon moyen de s’assurer que « nous délivrons le bon service, à la bonne société au bon moment, dit Gary Fallon. Nous cherchons à prioriser nos actions de soutien de la façon la plus optimale. »
Les énergies renouvelables, le créneau le plus porteur

Au chapitre des cleantech, les énergies renouvelables constituent le créneau le plus porteur en Irlande. « Nous avons le vent et la mer », résume Gary Fallon. L’Irlande importe 90% de son électricité. Dans ce contexte, les énergies marines sont particulièrement choyées dans la contrée de la guinness. Le gouvernement irlandais, qui cible 500 MW issus des énergies marines d’ici 2020, vient d’investir 4,3 millions d’euros dans dix entreprises du secteur, parmi lesquelles Wavebob Ltd, Ocean Energy et OpenHydro. Les deux premières se spécialisant dans les machines houlomotrices, la troisième dans les hydroliennes. S’agissant d’OpenHydro, même si cette entreprise était en contact avec EDF depuis quatre ans, EI n’est pas étrangère dans la décision prise par l’opérateur français de retenir la technologie de la PME irlandaise pour sa ferme pilote d’hydroliennes sur le site de Paimpol-Bréhat. Beau succès pour Enterprise Ireland. Autre réussite, la création d’une joint-venture entre Vattenfall, l’équivalent suédois d’EDF, et Wavebob, les bouées houlomotrices ayant convaincu l’opérateur scandinave.
Autre entreprise au tableau d’honneur de l’agence franco-irlandaise : Bord na Mona. Son métier historique est d’exploiter la tourbe irlandaise et la transformer en combustible. Cette société est maintenant distribuée en France par le biais de Ger2i, qui d’ailleurs la représentera sur son stand au prochain salon Pollutec. Dans l’espoir de signer de nouveaux contrats commerciaux. « En France et en Allemagne, les cycles de vente paraissent beaucoup trop longs pour les Irlandais », observe Gary Fallon. Il faut donc s’armer de patience, ne jamais perdre son « fighting spirit » et finalement peut-être s’en remettre au « french flair ».
Enterprise Ireland en quelques chiffres

  • 3500 « clients » (entreprises soutenues)
  • 900 personnes dans le monde
  • 13 bureaux en Irlande
  • 32 bureaux à l’international
  • 400 millions d’euros de budget (300 M€ auquel se rajoute les 100 M€ débloqués par le gouvernement irlandais pour venir en aide aux PME fragilisées par la crise)
Les missions de Enterprise Ireland

- Actions de soutien aux entreprises :

  • Conseil en développement en Irlande et à l’international
  • Mise à disposition d’information, d’études de marché, de guides
  • Attribution de financements selon les projets des entreprises
  • Ressources humaines et formation
- Les domaines d’intervention :

  • Le développement international et l’export
  • La R&D et l’innovation
  • La compétitivité et la productivité
  • L’émergence et le développement de start-up
  • L’économie régionale
Les objectifs de l’agence sur la période 2008-2010

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